Des fleurs, du métal et des violons : immersion chez les artisans du Frontonnais

Pour découvrir celles et ceux qui font vivre les zones d’activités et animent les centres-bourgs du Frontonnais, rien ne remplace le contact de terrain. Mercredi 3 juin, Sandrine Sigal, vice-présidente de la Communauté de Communes du Frontonnais (CCF) en charge du développement économique et maire de Castelnau-d’Estrétefonds, a passé une matinée en visite chez trois artisans du territoire, aux côtés de Lucien Amoros, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Haute-Garonne (CMA 31), et de Béatrice Sancholle, élue de la CMA 31.

Ces visites, que les élus mènent régulièrement, ont un double objectif. D’une part, écouter les entreprises, leurs réussites comme leurs difficultés, et, d’autre part, leur faire connaître les dispositifs d’accompagnement de la CCF et de la CMA. Trois étapes, trois univers, et un même constat : le territoire ne manque pas de talents.

Une fleuriste qui a plus d’une corde à son arc

Première halte chez CASTELFLEURS, à l’entrée de Castelnau-d’Estrétefonds. Ici, les fleurs sont une histoire de famille. Sylvie Pezet, fille de pépiniériste et enfant du village, a ouvert sa boutique en 2019. Quelques mois plus tard, le Covid frappait. Sans baisser les bras, elle a mis en place un drive pour vendre ses plants de fruits et légumes et garde le cap. Pendant ce temps, son mari Philippe a lancé CASTELPLANTES, pépinière et paysagisme. Le duo se complète à merveille. Seul bémol, Sylvie cherche, sans succès pour l’instant, un fleuriste qualifié pour étoffer son équipe. Avis aux amateurs !

Le métal de précision, de père en fils

Direction ensuite la zone d’activités de Lafitte, où la SARL Mathieu façonne le métal depuis 1986. Prototypes, petites séries, maintenance sur mesure, les dix salariés de cette entreprise familiale manient chaudronnerie, métallurgie et usinage de précision avec un savoir-faire reconnu. Quand les grands donneurs d’ordre ont changé de stratégie, l’entreprise a su se réinventer plutôt que subir. Sa devise, par la voix de son dirigeant Joël Mathieu : « Un atelier local et artisanal dédié à la qualité et à la précision pour les professionnels »

Une école de luthiers dans une ancienne cave viticole

La matinée s’est achevée sur une note plus musicale, à la Dourdenne, chez Echo d’Artistes. Dans l’ancienne cave coopérative de Fronton, le luthier Benjamin De Olivera a installé en 2016 une académie unique en son genre. Chaque année, jusqu’à 70 élèves venus de toute la France, et parfois de plus loin, y apprennent pendant huit mois à fabriquer des instruments, gestion d’entreprise comprise. Et comme la musique ne s’arrête jamais, le lieu est devenu un tiers-lieu culturel animé par l’association La Canopée, avec concerts et bar-restauration.
 

Et après ?

Ces rencontres nourrissent l’action commune de la CCF et de la CMA au service des artisans. Prochains rendez-vous : deux permanences dédiées à la transmission et à la reprise d’entreprise, le lundi 8 juin à la Maison de l’Économie de Castelnau-d’Estrétefonds et le vendredi 26 juin au Préau des Chevaliers de Malte à Fronton.